Droit commun · article 242 nonies A

Les mentions obligatoires d'une facture, et ce que coûte un oubli

Une facture française doit porter une vingtaine de mentions fixées par l'article 242 nonies A de l'annexe II du code général des impôts. Il y a les identités, le numéro, la date, le détail des prestations, les montants et les conditions de paiement.

Chaque mention manquante ou inexacte coûte 15 €, dans la limite de 25 % du montant de la facture — article 1737 du code général des impôts. Sur une facture de 3 000 €, dix oublis font 150 €.

Art. 242 nonies A — annexe II au CGI15 € par mention — plafond 25 %, art. 1737 CGISans compte — l'éditeur les ajoute pour vous

La liste, par famille

Toutes ne s'appliquent pas à tout le monde — mais chacune s'applique à quelqu'un.

Qui émet et qui reçoit

  • votre nom ou raison sociale, et votre adresse ;
  • votre numéro SIREN ;
  • votre numéro de TVA intracommunautaire, si vous y êtes soumis ;
  • votre forme juridique et votre capital, pour une société ;
  • le nom et l'adresse du client, et son adresse de livraison si elle diffère ;
  • le numéro de TVA du client, pour une vente entre professionnels dans l'Union européenne.

Le document lui-même

  • la date d'émission ;
  • un numéro unique, suivant une suite continue — sans trou et sans doublon.

Ce que vous vendez

  • la désignation précise de chaque produit ou prestation ;
  • la quantité ;
  • le prix unitaire hors taxes ;
  • le taux de TVA appliqué à chaque ligne ;
  • les remises, si vous en accordez ;
  • la date de la prestation ou de la livraison, quand elle diffère de la date de facture.

L'argent

  • le total hors taxes ;
  • le montant de TVA, par taux si vous en employez plusieurs ;
  • le total à payer, toutes taxes comprises.

Le paiement

  • la date d'échéance ;
  • le taux des pénalités de retard ;
  • l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € ;
  • les conditions d'escompte, s'il y en a.

Les mentions particulières

  • « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » si vous êtes en franchise en base ;
  • « Autoliquidation » dans les cas où la TVA est acquittée par le client ;
  • la mention de votre assurance professionnelle si votre métier l'impose — c'est le cas du bâtiment.

La numérotation continue est celle qui piège le plus. Sauter un numéro parce qu'une facture a été annulée est une erreur : on annule avec un avoir, on ne retire pas le numéro.

Ce que vous risquez vraiment

15 € par mention manquante ou inexacte, plafonné à 25 % du montant total de la facture — article 1737 II du code général des impôts.

60 €Une facture de 1 200 € à laquelle il manque quatre mentions. Quatre fois 15 €. Le plafond — 25 % de 1 200 €, soit 300 € — n'est pas atteint.
300 €La même facture à laquelle il en manque trente. Trente fois 15 € feraient 450 €, mais le plafond de 25 % du montant de la facture s'applique.

Et une facture incomplète pose un second problème, plus coûteux : votre client peut se voir refuser la déduction de la TVA. Il vous la redemandera.

Comment ne plus y penser

Les mentions ci-dessus ne changent pas d'une facture à l'autre. C'est typiquement ce qu'un logiciel doit porter à votre place.

L'éditeur gratuit d'easybill les ajoute automatiquement : vous saisissez votre entreprise une fois, vos lignes à chaque facture, et le reste est posé.

Deux choses qu'il ne fait pas, et il faut le dire. L'éditeur gratuit n'enregistre rien sur nos serveurs : vos documents vivent dans votre navigateur, le temps de les créer. Et il ajoute les mentions, il ne vérifie pas ce que vous saisissez — les informations que vous tapez restent sous votre responsabilité.

Et la facturation électronique de 2026 ?

Les mentions de cette page restent les mêmes sur une facture électronique. Ce qui change est le format et le chemin de transmission — et cela vaut une page à soi.

Ce qu'easybill ne fait pas à votre place : transmettre la facture. La réforme impose de passer par une Plateforme Agréée immatriculée par l'administration. easybill n'est pas une Plateforme Agréée — il produit le fichier, vous le déposez sur le portail de la plateforme que vous avez choisie.

Tout ce qui change en 2026 et 2027 →
Questions fréquentes

Vos questions sur les mentions obligatoires

Les réponses courtes, sans jargon d'administration fiscale.

Une vingtaine, mais toutes ne s'appliquent pas à tout le monde : le numéro de TVA ne concerne pas un auto-entrepreneur en franchise en base, l'assurance décennale ne concerne que le bâtiment. La liste de cette page les couvre par famille.
15 € par mention manquante ou inexacte, dans la limite de 25 % du montant de la facture — article 1737 du code général des impôts.
Oui. Une suite chronologique continue, sans trou. Si une facture est annulée, on émet un avoir : on ne supprime pas le numéro.
Oui, et l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € également. Ces deux mentions sont dues sur toute facture entre professionnels.
Les mêmes, plus quelques données techniques que le format Factur-X ajoute lui-même : vous n'avez rien de plus à saisir. easybill produit cette version au format Factur-X — norme EN 16931, profil BASIC — en un geste de plus, juste après le PDF.
Non. Une facture émise ne se modifie pas : on émet un avoir qui l'annule en tout ou partie, puis une nouvelle facture correcte.

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Bases légales citées : article 242 nonies A de l'annexe II au code général des impôts, pour la liste des mentions ; article 1737 II du même code pour l'amende de 15 € et son plafond de 25 %, tel que le commente le BOFiP (BOI-CF-INF-10-40-40). Relevées le 9 septembre 2026.